• posté le jeudi 17 janvier 2008 17:52


    A SAINT ARNOULT

    Poème écrit par Georges Solovieff, qui vécut à Saint Arnoult en Yvelines, et a connu Elsa TRIOLET et Louis ARAGON dans leur Moulin de Villeneuve.

    La pourpre et l'or elle méprise
    A l'ombre bleue des châtaignés
    C'est une simple pierre grise
    Par la mousse encore épargnée

     

    A parler bas à peine on ose
    Respectant leur intimité
    Sous cette dalle ils reposent
    Voyageurs en captivité


    Louis qui dort à jamais enlace
    Celle qu'il a vivant chantée
    Elsa dans ses bras a sa place
    Apaisée pour l'éternité.

    Pour avoir chaud malgré la mort
    Comme un défi ils ont voulu
    Ce voluptueux corps à corps
    Pari de l'amour absolu

     

    Le parc aux arbres séculaires
    Les couvre de ses frondaisons
    C'est un singulier cimetière
    A ciel ouvert leur Panthéon


    Lorsque s'éteignent les lumières
    Que la brume noie la vallée
    Sont-ce leurs furtives prières
    Ou bien le vent dans les allées

    Ils disent la beauté des choses
    Les amis chers laissés à quai
    Tous ces jours heureux qui composent
    La vie pomme rouge à croquer

     

    Mais ce ne sont qu'ombres légères
    Rien n'atteint leur félicité
    La nostalgie fuit passagère
    Leur silence est sérénité


    Rien a changé à Villeneuve
    Au temps présent bruit le ruisseau
    Les geais les merles s'y abreuvent
    L'enjambe un familier ponceau

    Le moulin abandonné garde
    De louis les serments murmurés
    Quand le soir Elsa s'y attarde
     Le souvenir des vitres éclairées

     

    Amants venus sur cette tombe
    Qui voulez le bonheur oser
    Sachez qu'existent des colombes
    Au destin à jamais croisé

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  • posté le jeudi 10 janvier 2008 10:53



    Il pleuvait ce jour là mais cela ne gênait pas les badauds qui se serraient les coudes devant les vitrines étincelantes des Galeries . Ils étaient à l'abri sur ce trottoir, Lafayette a tout prévu, on peut flâner des heures pour enfin se décider à entrer. C'était le but, éveiller les envies, les désirs...!

    Et moi aussi, la lumière, le cliquant m'attirèrent dans ce lieu de perdition. Mais ce n'était pas pour les mêmes raisons que tout ces gens atteints de fièvre acheteuse. Je venais de me souvenir qu'il y avait autre chose à voir. J'entrais donc et me frayais un passage entre les rayons de mode à n'en plus finir, les parfums et les cuirs et je levais les yeux vers cette coupole immense de Théophile Bader à 33 mètres du sol. J'admirais les balustres et la rampe d'escalier de Louis Majorelle. Puis je montais au 5ème étage en prenant mon temps, m’arrêtant aux balcons des étages intermédiaires pour regarder cette fourmilière qui venais grossir encore un chiffre d'affaire de prés de 2000 millions d'euros... ! Mais ne nous arrêtons pas à ce détail, car on me répondra que 12000 personnes travaillent grâce à ce chiffre..., et revenons en à l'objet de ma visite. Enfin le 5ème étage. Celui des jouets. Mais ce pas cela que j'étais venu chercher ( mais notez au passage que pour aller acheter le dernier gadget à la mode pour votre bambin, il vous faudra passer en revue tout le magasin: bien joué...!). Passons aux choses sérieuses. D'abord sortir mon appareil photo, et choisir les vues les plus belles. Car voilà ce que j'étais venu chercher, quelque chose qui venait de ce temple du commerce, et qui pourtant n'était que poésie...!Incroyable, non : une simple vue de Paris par temps de pluie. En effet de cet endroit on a l'un des plus beau panorama sur cette ville.

    Le Sacré Cœur de Montmartre, pareil à la Bonne Mère de Marseille, garde le vieux Paris depuis la fin du XIXème siècle. Et bien mes amis, quel paradoxe en cette journée grise, traverser le cœur du capital (isme...) pour admirer l'un des symbole du christian (isme...), pour un incroyant de gauche... Et c'est beau! Voilà pourquoi je fis cette peinture...!


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  • posté le mardi 01 janvier 2008 14:31

     

    JE SOUHAITE A TOUS UNE TRES BONNE ANNEE 2008
    DU BONHEUR ... ET SANS CONTRAINTES...

    cré vin diou...!

    Cette toile est assez ancienne, c'était déjà un détournement de chef-d’œuvre ( Le Repas de Noce de Bruegel) Et v'la ti pas encore que j'trouve l'moyen d'la détourner parce-que j'sais plus ou fumer ma clope...

    MAIS JE VOUS PROMETS QU'EN 2008 J' ESSAIE D' ESSAYER DE RALENTIR ...!


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  • posté le jeudi 27 décembre 2007 21:41




    Woody prit des trains là-bas dans l'Ouest lointain.

    Il prit le dernier le 3 Octobre 1967, à 55ans...

    Il chantait pour les "okies", pour les moins que rien,

    Pour les ouvriers des "Grands Barrages", sur des récipients

    Des pots ou des casseroles il marquait le rythme

    THIS LAND IS YOUR LAND aurait pu devenir leur hymne

    "Beatnik de toutes les bohèmes, redresseur de tous les tords, agité du coeur, agitateur de la meilleure Amérique...! " Celle qui existe peut-être mais dont on ne nous parle pas...

    Woody a eu un fils, Arlo, celui de " Alice's restaurant " ... il se souvient sûrement du jour ou son père les "débarqua " dans une voiture cabossée, lui , sa mère et ses deux frères à Bonneville Power Administration pour aider, avec ses chansons reprises par tous les ouvriers de" Grand Coulee Dam ", à lutter contre " la libre entreprise des puissantes Compagnies d'Electricité privées..."

    "This land is your land and this land is my land

    From the California to the New York island,

    From the redwood forest to the Gulf Stream waters,

    This land was made for you and me..."


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  • posté le vendredi 21 décembre 2007 13:00



    La manif se disloque à ST François Xavier, ...ma toile est terminée...!

    Il faudra qu'on y revienne, et qu'on la recommence cette manif...

    Que je me souvienne de ces gens inconnus qui y ont participé

    Car pour faire vos portraits mettez vous de face cette fois , que je vois votre pif


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